Quand les cultivars deviennent des étoiles —
une cartographie multivariée du corpus AIS, de 1900 à 2025.
En 1911, Ejnar Hertzsprung et Henry Norris Russell révolutionnèrent l'astronomie en plaçant les étoiles dans un plan unique — luminosité contre température. Aussitôt, l'apparente mosaïque du ciel se résolvait en séquences principales, en géantes rouges, en naines blanches. Cette page propose le même geste, appliqué cette fois aux iris barbus.
Chaque cultivar enregistré entre 1900 et 2025 devient un point. L'utilisateur choisit librement les axes parmi douze variables — coordonnées colorimétriques CIE-LAB, score Dykes, intensité olfactométrique, branchement, hauteur de hampe, ploïdie estimée, date d'enregistrement. Aussitôt apparaissent des séquences principales propres à l'iridologie : la diagonale TB-bleus 1960-2000, la branche des géantes tétraploïdes ruffled post-Schreiner, les naines blanches amoena, les outliers SDB. Comme au-dessus de l'amas des Pléiades, la structure cachée du jardin se révèle.
« Lorsque la luminosité des étoiles fut portée en ordonnée et leur température en abscisse, ce qui semblait jusque-là un simple inventaire devint une histoire d'évolution. » — D'après Hertzsprung & Russell, 1911
Comme dans le diagramme HR original, ce ne sont pas les axes individuels qui font la révélation — c'est leur combinaison. Sélectionnez par exemple L* en X et année d'enregistrement en Y : la chronologie de la luminosité moyenne des cultivars apparaît, avec des vagues correspondant aux modes successifs.
Croisez a* avec b* et coloriez par section : la fameuse contrainte caroténoïdique-anthocyanique de Jeknic apparaît sous forme d'un trou central — la « zone interdite » du rouge écarlate.
Six variables structurelles, six variables phénotypiques :